Once upon a crime​.​.​.

by Haymarket

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released January 1, 2008

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Haymarket Nantes, France

New album's just out. CD & LP. 11 tracks.

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Track Name: Vos villes puent
Ville froide, friquée, fliquée, policée
Ville blême, blanche et grise — Ville triste si soumise
Ville morte, pas drôle — Ville forte, contrôle
Ville pou belle polluée — Ville blafarde à gerber
Ville pâle si sale, vidéo-surveillée
Ville monstre industriel — Ville à touriste, si belle
Ville folle, klaxon, sirène, asphyxie
Refuge empoisonné pour nos pensées anémiés

Villes où le fric est loi — Villes où le flic est roi
Villes où le pauvre a tort — Villes promises à la mort
Track Name: Osons-nous demander
Osons-nous deman­der à quoi peut bien pen­ser le lion enfermé dans sa cage

Apa­thique ou bouillant de rage, attend-il le moment pro­pice pour pas­ser à l’offensive
Et cro­quer à pleines dents le spec­ta­teur impru­dent qui le regarde en sou­riant

Ou bien s’est-il rési­gné à finir sa vie incar­céré, livré au regard des passants ?

Osons-nous deman­der à quoi peut bien pen­ser l’OS sou­mis à la chaîne

Condamné à la ren­gaine, vis­sant, tour­nant et dévis­sant dans le tumulte abru­tis­sant

Sous la lumière arti­fi­cielle des cita­delles indus­trielles où l’on s’épuise au pas cadencé
Rêve-t-il d’en réchap­per ou bien s’est-il rési­gné à perdre sa vie à la gagner ?

Osons-nous deman­der à quoi peuvent bien pen­ser un lion, un OS face à face

Leur com­mune exploi­ta­tion, leur simi­laire condi­tion les pousseront-elles à ten­ter

De cro­quer à pleine dents, de bot­ter le cul ardem­ment de ces colosses aux pieds d’argile

Ou bien la force de l’habitude (cette sata­née ser­vi­tude) a-t-elle tué leur rêve de plénitude ?
Track Name: Le chef a tort
Même quand il a rai­son, le chef a mille fois tort. Son tort, irré­pa­rable tort, c’est d’être un chef
Le chef ne boit pas, il pompe l’air de ses subor­don­nés toute la jour­née
Le chef ne mange pas, il bouffe le temps, il bouffe l’espace de ses sala­riés
Le chef ne dort jamais car il se repose sur toi, son rôle étant de te faire tri­mer Encore et toujours !

Même quand il a rai­son, le chef a mille fois tort. Son tort irré­pa­rable, c’est d’être un chef
Rouage le moins utile, jamais en retard puisque nul n’est pressé de le voir arri­ver
Plus on cri­tique les chefs, et plus ils se dégonflent. Toutes les occa­sions sont bonnes pour leur nuire
Comme la merde a sa mouche, le chef a son fayot qui suinte et fait le beau
Encore et toujours !

Les chefs qu’on abat ne font plus d’ombre à nos ébats !
Même quand il a rai­son, le chef a mille fois tort. Son tort irré­pa­rable tort c’est d’être un chef
Il n’y a pas de bons chefs, il n’y a que de sots lar­bins qui se laissent pié­ti­ner sans rele­ver la tête
Tant qu’il y aura des chefs, y’aura des humi­liés, et des vies pié­ti­nées, des pen­sées muti­lées
Les chefs qu’on abat (sym­bo­li­que­ment cela va de soi) ne feront plus d’ombre à nos ébats
Et c’est déjà ça !
Track Name: De béton et d'enfer
Hier, sur cette Terre, des bagnes indus­triels cra­chaient le fer et l’acier
Et puis, par­fois, le rouge et le noir tein­taient les jours de colère
Le Kapi­tal, aujourd’hui, est parti qué­rir ailleurs d’autres âmes à cro­quer
Il a laissé là les corps mal­me­nés que la misère épuise

Que peut-on bien faire si la sûreté est à ce prix ?
Que peut-on bien faire si le bon­heur est à ce prix ?
On ne peut rien faire, ça c’est eux qui l’ont dit
Les sur­nu­mé­raires veulent s’emparer du paradis

Ils ont planté leurs pelles et leurs pioches dans l’humus encore vert
D’un sol pro­lé­taire aban­donné de tous même du baron Seillière
Et dans quelque temps, si le bâti­ment va, émer­gera de terre
une sorte de monstre aussi froid qu’le béton, aussi froid que l’enfer

Que peut-on bien faire si la sûreté est à ce prix ?
Que peut-on bien faire si le bon­heur est à ce prix ?
On ne peut rien faire, c’est eux qui l’ont dit
Les sur­nu­mé­raires veulent s’emparer du paradis

Des murs, si hauts, qu’on les croi­rait capables d’incarcérer le ciel
Des mira­dors, aux quatre coins, telles les tours d’un jeu d’échecs dont nous sommes les pions
Des cou­loirs, larges et froids, font réson­ner l’angoisse, la dou­leur et l’effroi
Et moi, je suis là, face à ce monstre qui un jour peut-être m’enfermera
Track Name: Arbeit Macht Frei!
TMS! Karo­shi!
Arbeit macht frei!

I give up to you my blood
My body and soul
My buried dreams
So please…

Exploit me! Des­troy my will!
Scold me hard! Play with my fear!
Sacri­fices must be done
I’m the sacred Lamb of your SS (social suc­cess) cult!
Track Name: We Don't Need Your Heroes
We don’t need your heroes manu­fac­tu­red by your cyni­cal sys­tem based on money and crimes
We don’t need your heroes manu­fac­tu­red by the fiery speeches of the media stars
We don’t need your heroes who march in quick time and bawl out your moral dia­tribes
We don’t need your heroes, as ever we want to fight against the free mar­ket lies

We don’t need your heroes manu­fac­tu­red by your cri­mi­nal sys­tem based on tales and lies
We don’t need your heroes manu­fac­tu­red by your bloody wars and your rapa­cious­ness
We don’t need your heroes who scream so loud “We believe in God, in Money and guns”
We don’t need your heroes, as ever we want to fight against the free mar­ket lies

We don’t need your heroes manu­fac­tu­red by your putrid sys­tem based on hatred and greed
We don’t need your heroes manu­fac­tu­red by racism, sexism and false demo­cracy
We don’t need your heroes, your bread and your games: sla­vi­sh­ness can’t be a human dream
We don’t need your heroes, as ever we want to fight against the free mar­ket lies
Track Name: Homo Consommatus
Sur l’autel déglin­gué de mes amours pas­sées
Ils ont débou­lonné la sta­tuette érigée
Celle de l’ouvrier si conscient de sa force
Qu’il rêvait de châ­tier chaque jour les maîtres du négoce

Ils ont mis à la place l’Homo consom­ma­tus
Non ce n’est pas une farce, il s’agit bien de l’homme au ric­tus
Celui qui sait flai­rer tout de suite la bonne occase
Celui qui a gagné…

Quand je lui parle de Marx, il me répond Spen­cer
Quand je dis Spar­ta­cus, il semble com­prendre « carte à puce »
Il ne connaît qu’un droit, il n’a qu’un seul credo
C’est « le client est roi », « zéro stock et zéro défaut »

Ils ont mis à la place l’Homo consom­ma­tus
Non ce n’est pas une farce, il s’agit bien de l’homme au ric­tus
Celui qui sait flai­rer tout de suite la bonne occase
Celui qui a gagné…

Le seul incon­vé­nient dans cette évolu­tion
C’est que Consom­ma­tus doit aussi gagner son pognon
C’est un p’tit sala­rié, for­çat du tiers-secteur
Qui doit sup­por­ter le Dik­tat des consommateurs

Ils ont créé de toute pièce l’Homo schi­zo­phré­nus
C'est un peu toi ou moi, une sorte de Janus
Il ne sait pas ce qu'il veut, ce qu'il désir vrai­ment
Vivre ou consommer ?
Track Name: Le client
Le long du bou­le­vard, des sil­houettes se des­sinent
Les mar­chan­dises semblent nom­breuses, la misère est fer­tile
Sera-t-elle blonde comme les blés ou Sierra-Léonaise ?
Dans ma main moite, mon pas­se­port pour la baise
Je ne veux connaître d’elle ni son âge, ni son nom
Je ne veux éprou­ver aucune com­pas­sion
Un amour mer­can­tile, embar­que­ment immé­diat
C’est elle la sou­ris et moi je suis le chat

Et je n’en ai que faire des leçons de morale
Que cette pute fut ven­due, vio­lée, bat­tue comme plâtre
Qu’elle pour­rait être ma fille, que c’est condam­nable
Mon plai­sir est sou­ve­rain, elle peut aller au diable
Je ne veux connaître d’elle ni son âge, ni son nom
Je ne veux éprou­ver aucune com­pas­sion
Cet amour est mer­can­tile, embar­que­ment immé­diat
C’est elle la sou­ris et moi je suis le chat

Je suis un pré­da­teur, un consom­ma­teur ache­tant sur le mar­ché
du corps fémi­nin, sans honte et sans cœur,
cer­taines fonc­tion­na­li­tés
Pour une poi­gnée d’Euros son vagin m’appartient

Elle me donne du plai­sir, que m’importe demain
Mon sexe et mon argent font de moi un domi­nant
Alors je règne en maître l’espace d’un ins­tant
Je ne veux connaître d’elle ni son âge, ni son nom
Je ne veux éprou­ver pour elle aucune com­pas­sion
Cet amour est mer­can­tile, embar­que­ment immé­diat
C’est elle la sou­ris et moi je suis le chat

Je suis un pré­da­teur, un consom­ma­teur ache­tant sur le mar­ché
du corps fémi­nin, sans honte et sans cœur,
cer­taines fonctionnalités
Track Name: Voila l'ennemi
Ban­dits, voleurs, voyous et che­na­pans
C’est le grand retour de la chasse aux enfants
Incar­na­tion du Mal !

Elèves, rebelles, hyper­ac­tifs trop agi­tés,
Inca­pables de se rai­son­ner, il faut de suite les gaver
De médocs, de pilules, réduc­teurs d’humanité
Conte­nir le Mal !

Etran­gers, fils de prol’, « basa­nés trop accul­tu­rés »
Inca­pables de s’adapter à un monde qui ne veut pas d’eux
Il faut de suite les ficher pour mieux s’en pré­ser­ver
Rhé­to­rique du Bien !

Que peut-on encore espé­rer d’une telle société
Qui a si peur de ses enfants ?
Inca­pable de se remettre en cause, de ces­ser ses boni­ments
Elle n’a que le contrôle social en bouche

Contrô­ler, sécu­ri­ser, sévir et infan­ti­li­ser
Quand cha­cun sera dans sa cage, écumant seul de rage
Nous s’rons dans le meilleur des mondes, médi­ca­le­ment policé

Gimme a pill (x2), I’m afraid when I feel
Track Name: Advienne que pourra
Si jeune, si forte, si bouillon­nante de vie
Tu vou­lais cro­quer le monde, vivre sans répit
T’as pris ton sac, un tee-shirt et une brosse à dents
Et t’as cla­qué la porte et advienne que pourra

Ton père ne te com­prend plus
Ce n’est pas la pre­mière fois que tu dis­pa­rais à sa vue
Qu’tu prends un bus, un train, direc­tion : Baby­lone
Là où c’est plus intense, là où la vie cartonne

Toute la jour­née, tu as traîné dans les bars
Et tu t’es amu­sée avec les poche­trons du comp­toir
Tel­le­ment heu­reuse que t’en oubliais le temps
Ce froid qui pique les jambes et te glace le sang

Ce mec sympa t’invite chez lui
Pro­mets de ne pas te pour­rir la vie
De toutes façons, dehors il fait trop froid
Alors t’y vas et advienne que pourra…

Et ce qui devait arri­ver est arrivé
Cet enfant de salaud de toi a abusé
Une main sur ta bouche, son corps sur toi
Tu ne peux plus bou­ger, tu es transi d’effroi

Son haleine, un peu de sa chair en toi,
Ses mur­mures obs­cènes et son poids qui te broie
Et tu fermes les yeux, tu attends que « ça » passe
Qu’il crache sa bave et qu’après il se casse
Track Name: There's No Alternative
Serre les dents, courbe l’échine
l’homme est un loup pour l’homme, on n’y peut rien chan­ger
Baisse la tête, conjure le spleen
Sur la même galère nous sommes tous embar­qués

Serre les dents, courbe l’échine
Il ne sert à rien de pen­ser pou­voir en réchap­per
Baisse la tête, conjure le spleen
so shut up !
There – is – no – Alter­na­tive (x4)
Serre les dents, courbe l’échine
C’est ainsi que l’on doit aujourd’hui se com­por­ter
Donne la patte, fais le chien-chien
En agis­sant ainsi tu seras récom­pensé
Serre les dents, courbe l’échine
La réus­site sociale doit seule te moti­ver
Donne la patte, fais le chien-chien
so shut up !
There – is – no – Alter­na­tive (x4)

L’alternative est à construire
La « fin de l’histoire » est une escro­que­rie intel­lec­tuelle
Il ne nous faut pas fai­blir
Et accep­ter sans mot dire leurs « véri­tés éter­nelles »
Contre leurs para­dis arti­fi­ciels
Fétiches mas­quant la vio­lence des rap­ports de pro­duc­tion
Mords la main qui te nour­rit…
Et mords la bien ! (x2)
Track Name: Les temps sont durs
La culture est télé­vi­suelle (holy enter­tain­ment)
Le bon­heur rem­plit nos pou­belles de plas­tique et de rêve
L’avenir radieux nous sou­rit enfin, ne t’en déplaise
Et l’Histoire touche à sa fin, arrête tes fadaises

Les temps sont durs
Pour celles et ceux qui s’refusent à l’imposture
Les temps sont durs - Les mains dans l’dos, le dos au mur

Il nous faut jouir en per­ma­nence (consume or die)
Et leur débal­ler nos ego (rea­lity show)
Tout est à vendre, rentre dans la danse
Tout est spec­tacle, et le spec­tacle sait tout

Les temps sont durs
Pour celles et ceux qui s’refusent à l’imposture
Les temps sont durs - Les mains dans l’dos, le dos au mur

/Ne rien voir, ne rien sen­tir, ne rien entendre, ne rien dire/

Les temps sont durs
Pour celles et ceux qui s’refusent à l’imposture
Les temps sont durs - Les mains dans l’dos, le dos au mur
Allons dans le mur comme d’autres à Canossa
A genoux, béat devant l’Argent Roi
Tout cela n’a pas d’importance
Applau­dis­sons à notre propre décadence

Les temps sont durs
Pour celles et ceux qui s’refusent à l’imposture
Les temps sont durs - Les mains dans l’dos, le dos au mur

/Ne rien voir, ne rien sen­tir, ne rien entendre, ne rien dire/
Track Name: Davos
Chers amis, nos gens nous coûtent chers. Ils ne tra­vaillent pas assez
Et je ne vous ferai pas mys­tère, cela risque d’empirer
Que faire de tous ces tra­vailleurs aux savoirs-faire frap­pés d’obsolescence
Il se pour­rait bien qu’un jour leur colère cor­rige notre arrogance

J’entends des voix qui disent qu’il faut les liqui­der (les liqui­der x4)
Mais en toute cir­cons­tances il faut savoir rai­son gar­dée
(rai­son gar­dée x4)
Il nous faut trou­ver main­te­nant l’arme la plus adap­tée
(le mana­ge­ment x4)
Un dis­cours qui les fassent espé­rer des len­de­mains qui chantent
« Tout chan­ger pour que rien ne change » x2

Chers amis, nos gens nous coûtent chers. Ils ne tra­vaillent pas assez
Leur atti­tude met en dan­ger la pro­duc­ti­vité
Que faire de ceux qui refusent la moder­nité, le credo libé­ral
Qui face à la concur­rence inter­na­tio­nale, parle du code du travail

J’entends des voix qui disent qu’il faut les liqui­der (les liqui­der x4)
Mais en toute cir­cons­tances il faut savoir rai­son gar­dée
(rai­son gar­dée x4)
Il nous faut trou­ver main­te­nant l’arme la plus adap­tée (pré­ca­rité x4)
Un dis­cours qui les fassent espé­rer des len­de­mains qui chantent
« Tout chan­ger pour que rien ne change » x2

Chers amis, trop de gens nous coûtent chers.
Ils ne veulent plus tra­vailler
Trop de pauvres, trop d’assistés vivent à nos cro­chets
Com­ment faire pour qu’ils acceptent les bou­lots qu’on leur offre, ingrats et mal payés
Il se pour­rait bien qu’un jour leur colère appuie celle des salariés

J’entends des voix qui disent qu’il faut les liqui­der (les liqui­der x4)
Mais jouer sur la peur devrait suf­fire à les divi­ser
(Pour mieux régner x4)
Il nous faut trou­ver main­te­nant l’arme la plus adap­tée
(contrôle social x4)
Un dis­cours qui les fassent espé­rer des len­de­mains qui chantent
« Tout chan­ger pour que rien ne change »
Track Name: Dix-huit
18 « sou­pirs », 18 « rêves », 18 « misères », 18 « corps »

18 « corps », 18 « morts », 18 « espoirs » par-dessus bord
18 « souffles » 18 « rien » qui valent moins que le souffle d’un chien
18 « ano­nymes » per­dus bous­cu­lant le confort des repus
18 « souffles » 18 « rien » qui valent moins que le souffle d’un…

18 « sou­pirs », 18 « rêves », 18 « misères », 18 « corps »

18 corps flot­tant sur l’eau aux portes de l’Eldorado
18 « souffles » 18 « rien » qui valent moins que le souffle d’un chien
18 pleurs média­tiques qu’on essuie pour oublier
18 « souffles » 18 « rien » qui valent moins que le souffle d’un…